Trois équipes indépendantes d’artistes, Gertrude II (Lyon), Chrysalide (Alger) et Perséphone (Sétif), comptaient sur l’audace de l’équipe dirigeante et leur connaissance des enjeux politiques et artistiques contemporains entre la France et l’Algérie, pour inscrire le programme noir sur blanc dans les saisons de MP2013.
2013 se trouvant être également la date anniversaire des dix ans de ce programme réussi de manière durable, entre la France et l’Algérie, depuis 2003 "El Djazaïr, Une année de l’Algérie en France" : recherches et créations contemporaines (théâtre, écritures, arts plastiques, slam, cinéma).
Avec noir sur blanc, nous pouvions devenir pour MP2013, la vitrine d’un changement de modèle de construction de coopération artistique entre la France et l'Algérie.
Un modèle utilisant les principes du développement partagé. Et par la même, mettant en mouvement les forces collectives des créateurs et des créations. Nous éloignant ainsi définitivement de la pratique du « one shot ». Construisant le changement de regard sur l’Algérie. Laissant de côté le circuit des quelques œuvres officielles qui sont soutenues et ont pignon sur rue dans nos deux pays, mais ne permettant pas la mise en lumière des réseaux plus complexes de celles et de ceux qui souhaitent vivre et créer en Algérie.
Bien que les dix ans de noir sur blanc s’imposaient comme une réponse durable, concrète et innovante dans le cadre de la programmation de MP2013, bien que nous ayons rencontré l’équipe chargée de l’international en général et du Maghreb en particulier à plusieurs reprises, bien que nous ayons fait parvenir à l’équipe de direction un courrier en recommandé, nous n’avons à ce jour toujours aucune réponse.
Une attitude, une décision, un parti pris impossible à comprendre ni politiquement ni artistiquement, à l’heure même des bouleversements et immobilités qui traversent les pays de la méditerranée.
